


Avis au Public
Ma recherche concerne la danse chez les Premiers Chrétiens & en Rome antique. La période étudiée est surtout axée sur l'interaction entre Paganisme, Judaïsme et Christianisme, les legs générés par l'essor des uns et le déclin des autres, les défiances mais aussi alliances, la danse pour dénominateur commun.
​
Le titre de ce site est évocateur, en latin... "Celle qui danse", issu d'un texte de Tertullien, auteur paléochrétien du IIIème siècle après J.C. Ma recherche 'voyage' ainsi et surtout entre le IIème siècle avant et le IVème siècle après J.C. ; SALTICA PUELLA représente ainsi une part de moi au sein de cette artistique et historique épopée.
​
Toutefois, ce site pourra également évoquer mes 'Ballets Blancs' (classiques) créés afin d'exposer l'évolution de cet Art du Beau au fil du temps, source d'inspiration s'il en est pour une chercheuse en danse. J'utilise souvent le terme 'recherche-action' de par le fait que tout mon travail de recherche et d'exégèse est illustré de chorégraphies, indispensable mise en pratique de mes 'trouvailles' !
​
VIENNE en France - cité allobroge aux remarquables vestiges gallo-romains - et sa région (dont SAINT-ROMAIN-EN-GAL ou encore le LUGDUNUM), constituent l'un de mes sujets de prédilection.
Rechercher, c'est se souvenir... Ecrire et danser, pour ne pas oublier.

Chorégraphie "Ichthus" (Scène sur le toit du Musée gallo-romain de SAINT-ROMAIN-EN-GAL - Le Département du Rhône) au coucher du soleil d'août 2024
​
Photographie signée Axelle Vincent Photographe
De tous temps, la danse a permis de sublimer la réalité... C'est pour cela que nous la surnommons "l'Art du Beau"... Car la danse est un langage dont l'alphabet est à la fois gestuelle et symboles.
En ce qui concerne les ballets basés sur une recherche telle que la mienne, nous parlerons davantage de reconstitution que de restitution à proprement parler. Il s'agit effectivement de narrer l'histoire mais en transcendant êtres et trames, textures et âmes, coeurs et linéaments.
Aucun vestige d'une quelconque danse antique et encore moins paléochrétienne ne nous est parvenu à ce jour, sinon une iconographie partielle et figée sur des monuments figurés tels que stèles et vaisselles, inscriptions et manuscrits, fresques et parois nous indiquant rondes, tournoiements, piétinés, bonds ou encore révérences... Traités, sermons et autres constitutions, nous informent peu ou prou sur la place de cet art pendant l'Antiquité.
Par conséquent, il nous advient de reconstituer une danse à partir de ces iconographies et épigraphies, de ces images et mots, ces esquisses et poèmes, ces discours et lettres, en redonnant vie à de gracieuses danseuses, honneur aux athlètes, tout en réinventant pantomimes et évocation à la vie d'antan, aux plaisirs d'avant, aux évènements les plus marquants.
​
Les costumes eux-mêmes informent le public par de menus détails, reflets de précieux vestiges aux pays des antiquailles, signes de reconnaissance mus en un spectacle vivant, la danse d'une 'antiquisante'...
Ainsi l'ichthys brodé sur la tunique de Blandina, créée pour la chorégraphie "177", se veut signe de reconnaissance de l'égérie paléochrétienne ou, encore, la traîne parfois en dentelles, parfois en un tissus moiré, du ballet "La danse, miroir de l'histoire" est censée représenter un long papyrus paré des inimitables traces du passé voire de la plume d'un auteur narrant notre si belle histoire... Les couleurs nous en disent long également et c'est en ce sens que tout ballet ainsi créé suppose une présentation, une explication.
Aucun anachronisme n'est donc volontaire... Il s'agit bel et bien de choix aussi délibérés que vestimentaires. La fiction que peut supposer certaines chorégraphies n'en est pas moins inspirée de faits réels. Et, lorsqu'il s'agit de raconter la 'véritable' histoire, le sublime est toujours de mise. Ainsi, le supplice de Blandina au coeur de l'amphithéâtre n'en est pas moins valorisé, transcendé par des ronds de bras et autres attitudes qui laissent tout autant entrevoir la souffrance, mais aussi la foi incommensurable de l'esclave devenue sainte.
La lumière et les décors accompagnent tout à tour chaque séquence, quand il ne s'agit pas de ballet conté pour lequel l'orchestique rime avec authentique, la pantomime avec antique ! La majorité de mes costumes sont faits-main, accessoires, sculpture et couture tenant des places de choix dans cette aventure tout artistique !
Sans souhaiter en dévoiler davantage sur ma créativité et la liberté qu'il m'est incontournable de 'm'auto-concéder' afin de pallier aux lacunes historiques dont la danse antique peut hélas souffrir, je m'évertue à expliciter mon travail de reconstitution avec sérieux et honnêteté, citant toutes sources inhérentes à mon exégèse, mon public pouvant ainsi plus aisément me rejoindre dans cette épopée des plus passionnantes.
Si nos descendants auront tout loisir de profiter de la prolifique bibliographie consacrée à la danse de nos jours, vidéos et autres supports photographiques à l'appui, il n'en est hélas pas de même pour l'Art du Beau hérité de nos chers ancêtres, la danse comme mise en balance...
Un répertoire de toutes les figures de danse antique utilisées lors des chorégraphies jalonnant ma recherche a été concocté par mes soins. Photographies et vidéos illustrent chaque gestuelle, chaque mime, chaque symbole.

L'ANTIQUITE

Chorégraphie "LIVIA CONJUGA" (Tournage du 3 mars 2025 sur les sites archéologiques de SAINT-ROMAIN-EN-GAL - Le Département du Rhône)
Danseuse classique de formation, mes pas de danse 'à l'antique' se font soit chaussés de pointes, soit pieds nus, soit les pieds 'enrubannés'.
​
Pour certaines chorégraphies, dont "LIVIA CONJUGA", j'ai le bonheur de porter une tenue magnifique et digne de la période gallo-romaine la plus opulente, composée d'une stola, d'une palla, et autre fibule aux tons safranés... Parée de bijoux et parfumée, coiffée d'un chignon natté laissante échapper quelques mèches de cheveux délicatement bouclées, me voilà aux premiers siècles de notre ère, en plein coeur d'une Rome antique à la fois conquérante et chancelante.

Gisèle Hélène LAMIELLE
Danseuse, Chorégraphe, Chercheuse en danse, Autrice
Mail : helene.lamielle@gmail.com

Tél. : 33+ 06.45.02.12.13
FRANCE